• Une approche inhabituelle « neuroscientifique » du phénomène religieux ? 

    Le point de vue des scientifiques :

    Le scientisme n'a plus cours depuis longtemps. Il n'est donc pas question, comme l'aurait sans doute fait Guillaume d'Ockham (1285-1347), de vouloir simplifier ou réduire l’infinie complexité du psychisme humain à des « mécanismes » psycho-neuro-physio-génético-éducatifs et culturels. D'autant moins du fait de la complexité inimaginable du fonctionnement cérébral humain, et parce que le phénomène religieux échappe à l'expérimentation scientifique.

     Certains scientifiques, agnostiques, déistes ou athées, ont néanmoins contribué peu ou prou à l'approche neuro-biologique de la foi, par exemple Henri LABORIT, Antonio DAMASIO, Jean-Pierre CHANGEUX, et surtout Patrick JEAN-BAPTISTE. D’autres par contre, par exemple Jean-Didier VINCENT, Pascal BOYER ou Richard DAWKINS, me semblent plus réticents à proposer une hypothèse explicative quant à l'origine de la foi et à sa persistance. Craindraient-ils de s’éloigner de leur spécialité ?

     Seuls des neurophysiologistes croyants, notamment canadiens, tels que Mario BEAUREGARD, financés par la très chrétienne Fondation Templeton, ont tenté de démontrer « scientifiquement » l'existence de Dieu (qu'ils présupposent donc par "pétition de principe" !) en recherchant dans le lobe temporal droit « l'antenne », qu' « Il » y aurait placée pour recevoir sa « Révélation » : en vain, bien évidemment, puisqu'aucun dieu anthropomorphique ne s'est jamais manifesté, et accessoirement parce que, du fait des interconnexions constantes et éminemment complexes entre le cerveau émotionnel et le cerveau rationnel (selon le schéma simplifié mais pédagogique de McLEAN), c'est évidemment tout le cerveau qui est concerné (cf SAVER & RABIN), même si l'émotionnel prédomine chez un croyant.

    Le point de vue des philosophes :

     Les philosophes, anthropologues ou sociologues laïques ne semblent pas s'intéresser à l'origine de la foi et à sa fréquente persistance : ni André COMTE-SPONVILLE, ni Michel ONFRAY, ni Henri PENA-RUYZ, par exemple, pas plus que les Belges Guy HAARSHER, Jacques SOJCHER, Marcel BOLLE DE BAL, Luc NEFONTAINE ou Jacques RIFFLET.  

    Craindraient-ils que les neurosciences bouleversent  la réflexion philosophique ?

     Plutôt que de se résoudre au confortable « mystère de Dieu», n'est-il pas quand même légitime de tenir compte des découvertes des neurosciences, aussi partielles soient-elles encore, afin de compléter l'approche traditionnelle du phénomène religieux (philosophique, métaphysique, historique, théologique, anthropologique, sociologique) … ? Mais entendons-nous bien : pas plus que les religions ne peuvent démontrer l'existence réelle de « Dieu » (selon elles, « la foi se vit »), les neurosciences et les sciences humaines, dont la psychologie, ne prétendent évidemment pas démontrer l’inexistence de « Dieu », puisque par définition aucune inexistence n'est démontrable (sauf en mathématiques, par l'absurde).

    Homo religiosus ?

     En bref, c'est sans doute pour compenser sa faiblesse corporelle que l'homo sapiens s'est redressé il y a quelque 100.000 ans et que l'évolution a hypertrophié son néocortex préfrontal, le rendant capable de langage, puis en quelque 50.000 ans, d’imaginer un nouveau « mécanisme de défense » : d'abord des « esprits » (d'où l'animisme, le chamanisme, ...), ensuite le recours à des dieux protecteurs et anthropomorphes (plus tard à un seul), dont il tentait d’apaiser la colère, ou de gagner les faveurs, par des sacrifices, des prières, etc.

     Michel de PRACONTAL écrit d'ailleurs dans « L'imposture scientifique en dix leçons» (2005), page 141 : « La pensée magique n'a jamais disparu de nos cultures supposées modernes et rationnelles, probablement parce qu'il s'agit d'un mode de raisonnement inhérent à la condition humaine. La pensée dite rationnelle n'a rien de naturel, c'est une construction, une ascèse, un exercice qui demande un travail continuel. L'éternel « retour de l'irrationnel » n'est en fait que la manifestation récurrente d'une forme de pensée qui ne nous a jamais quittés ». 

    Dans « La religion est-elle innée ? », le professeur de psychologie Vassilis SAROGLOU de l'Université catholique de Louvain, évoque « l'existence de prédispositions génétiques à la religiosité ». Mais cette prédisposition ne s'actualise que si elle est exploitée par un milieu croyant : « à côté de cette part génétique, les influences éducatives précoces décident en grande partie de l'orientation religieuse ou athée d'un enfant ». A contrario, la croyance religieuse n'apparaît pas chez les enfants de parents athées, sauf influences parasites. 

    « Liberté religieuse » ?

    Du fait de nos nombreux déterminismes (héréditaires, hormonaux, éducatifs, culturels, religieux, idéologiques, sociaux, politiques, etc...), notre amour-propre ou notre orgueil dussent-ils en souffrir, nous sommes moins libres que nous ne le pensons. 

    Henri LABORIT, l’avait bien compris, écrivant même, dans « Éloge de la Fuite », page 59 :

     « Je suis effrayé par les automatismes qu’il est possible de créer à son insu dans le système nerveux d’un enfant. Il lui faudra, dans sa vie d’adulte, une chance exceptionnelle pour s’évader de cette prison, s’il y parvient jamais ». Répondant à Jacques LANGUIRAND, à Radio Canada, il disait :« Vous n’êtes pas libre du milieu où vous êtes né, ni de tous les automatismes qu’on a introduits dans votre cerveau, et, finalement, c’est une illusion, la liberté ! ». Ou encore : « Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici que cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change » (dernière phrase du film, « Mon oncle d'Amérique » (1980), écrit par Alain RESNAIS.

    La foi : un choix vraiment libre ?

    Le professeur Vassilis SAROGLOU écrit : « Le fait d'avoir la foi (...)n'est pas tellement, d'un point de vue statistique, une question de choix. C'est plutôt une question de continuité ou d'assimilation de tout le bagage mental ou affectif que l'on a reçu par le biais de la socialisation, qu'il s'agisse de croyance, de pratique, d'émotion ou de valeurs ».

    Et pour cause : dans nos pays démocratiques, «la liberté constitutionnelle de conscience et de religion» me paraît plus théorique et symbolique qu’effective, parce que l’émergence de la liberté de croire ou de ne pas croire est généralement compromise, à des degrés divers.

    Elle l'est d’abord par l’imprégnation de l’éducation religieuse familiale précoce (le tout jeune enfant est déjà naturellement animiste), éducation forcément affective puisque fondée sur l’exemple et la confiance envers les parents (influence certes légitime mais unilatérale, identitaire et communautariste).

    Elle l'est ensuite par l’influence d’un milieu éducatif croyant imposant précocement, fût-ce à des degrés divers, la soumission à un dieu, à un prophète et à des livres « sacrés » et occultant volontairement les alternatives non confessionnelles de l'humanisme laïque qui prône l'autonomie de la conscience morale et la responsabilité individuelle. L’Histoire confirme d'ailleurs abondamment la piètre aptitude des religions et des idéologies politiques à développer une conscience morale autonome et le respect de la dignité humaine. Par contre, elle témoigne de leur remarquable aptitude à inciter, dès l’enfance, à la soumission à un dieu, à un prophète, à un texte « sacré », ou à un dictateur ...

    Je pense même que l'absence totale de respect de la vie humaine du léninisme, du stalinisme et du nazisme n'est pas due à leur idéologie politique soi-disant « athée » (puisque l'athéisme est seulement une option philosophique rationnelle), mais à la croyance religieuse initiale des « dominants » que furent Lénine, Staline, Hitler, et à celle des « dominés » qu'ils ont d'autant plus facilement endoctrinés que la soumission religieuse initiale a constitué un terreau favorable à leur soumission idéologique et induit la conviction de leur prétendue « supériorité aryenne ».
     

     Origine psychologique, éducative et culturelle de la foi.

     Déjà en 1966, le psychologue-chanoine Antoine VERGOTE, alors professeur à l’Université catholique de Louvain, avait constaté, dans « Psychologie religieuse », sans doute à son grand dam, qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas (les parents incroyants en témoignent a contrario), et que la religiosité à l’âge adulte en dépend (et donc l’aptitude à imaginer un « Père » protecteur, « agrandi, substitutif » et anthropomorphique, fût-il qualifié d'«authentique, épuré, Présence Opérante du Tout-Autre ». Ainsi, page 294 :

     « La disponibilité religieuse de l’enfant ne prend forme qu’à la condition d’avoir été précocement éduquée. Toutes les observations l’ont confirmé : l’influence des parents est le facteur le plus décisif dans la formation des attitudes religieuses.(…) Les gestes et le langage religieux des parents, la célébration des fêtes religieuses marquent de façon indélébile les souvenirs d’enfance de nombreux adultes, et déterminent leurs sentiments d’appartenance religieuse. (…). L’extraordinaire permanence des attitudes religieuses, que de nombreuses enquêtes ont mis en lumière, s’explique certainement par l’influence prépondérante de l’éducation familiale.»(…).

     Son successeur actuel, Vassilis SAROGLOU, le confirme : « Le fait d'avoir eu des parents religieux et d'avoir reçu une éducation religieuse est le facteur le plus important pour déterminer les probabilités d'être, de rester ou de redevenir soi-même croyant, que ce soit à l'adolescence ou ultérieurement à l'âge adulte ».

     Interprétation « neurophysiologique ».

     Comment expliquer la fréquente persistance de la sensibilité religieuse ou déiste ? Les neurosciences tendent, me semble-t-il, à confirmer son imprégnation neuronale : des neurophysiologistes ont en effet constaté que si les hippocampes (centres de la mémoire explicite) sont encore immatures à l’âge de 2 ou 3 ans, les amygdales (du cerveau émotionnel), elles, sont déjà capables de stocker inconsciemment le souvenir d'événements à forte charge affective ou des souvenirs émotionnels tels que, par exemple, l'atmosphère « envoûtante » d'une église, les prières et autres comportements religieux des parents, voire leurs inquiétudes métaphysiques, sans doute reproduits via les neurones-miroirs du cortex pariétal inférieur et du cortex moteur. Ces « traces » neuronales, appelées « engrammes », sont indélébiles, et se renforcent par plasticité neuronale, au fur et à mesure des expériences religieuses.

    Les observations par IRM fonctionnelle et par tomographie à émission de positons suggèrent que le cerveau rationnel, le cortex préfrontal notamment, et donc aussi bien l’esprit critique que le libre arbitre ultérieurs s’en trouvent inconsciemment « éteints », et donc « anesthésiés », à des degrés divers, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect, du moins en matière de foi.
    Même André COMTE-SPONVILLE se dit « athée fidèle » à sa croyance enfantine, ou du moins aux « valeurs chrétiennes », telles que « l'amour du prochain ».
    Cela expliquerait a fortiori la fréquente imperméabilité de certains croyants, notamment créationnistes, à toute argumentation rationnelle ou scientifique, et donc la difficulté, voire l’impossibilité de remettre leur foi en question (cf. le pasteur évangélique belge Philippe HUBINON à la RTBF en 2003: « S’il n’y a pas eu « Création », tout le reste s’écroule … ! ».

    Les conversions religieuses.

    Dans cette optique, les conversions religieuses, mais aussi la « Révélation », me semblent explicables. Lorsqu’on bascule de l’incroyance vers la croyance, ou d’une forme de croyance à une autre, il se produit en un instant un bouleversement d’hormones et de neurotransmetteurs, un peu comme, mutatis mutandis, dans le cas du coup de foudre amoureux …

    Je m’explique par exemple, la conversion de Paul CLAUDEL en entendant le Magnificat de BACH à N-D de Paris le 25 décembre1886. Malgré sa brillante intelligence, il ignorait forcément à cette époque que l’environnement sensoriel (les grandes orgues, les chants, l’odeur d’encens, le décorum, la génuflexion…) avait provoqué en lui un bouleversement psychophysiologique d'hormones et de neurotransmetteurs, au niveau notamment de la production de la phényléthylamine, de l’ocytocine, de la sérotonine et de la dopamine, au point de faire disjoncter son cerveau rationnel au profit de son cerveau émotionnel : « En un instant, mon coeur fut touché, et je crus ». Ce n’est d’ailleurs pas surprenant puisque les sensibilités poétique, musicale, religieuse, . ont des « localisations » voisines, ce qui facilite les interactions.

     Les exemples de « hapax existentiel » (Michel ONFRAY), c'est-à-dire de circonstances exceptionnelles laissant des traces physiologiques et psychologiques indélébiles, sont très nombreux : par exemple, la conversion du docteur Alexis CARREL, prix Nobel, qui avait perdu la foi pendant ses études, et qui l’a retrouvée lors d’un voyage à Lourdes, ou celle d’Eric-Emmanuel SCHMITT, à 29 ans, perdu sous le firmament glacial du Sahara (même lorsqu’on est issu comme lui d’une famille incroyante, l’influence inconsciente de deux mille ans de judéo-christianisme se réveille chez certains incroyants en danger de mort, notamment. Cf le « pari de Pascal ». Ce philosophe, lors de la « nuit du Mémorial » du 23 novembre 1654, connut aussi un état d'exaltation extrême et il nota sur un papier ses sensations, ses émotions, et les sentiments que lui inspirèrent ces minutes d'une telle densité. Le texte s'acheva sur ces mots : «Joie, joie, joie, pleurs de joie » : Pascal connut ce soir-là un authentique ébranlement physiologique dont il ressortira métamorphosé.

    Je tiens à préciser – mais vous l'aurez déjà compris – que je condamne toutes les religions en fonction de la soumission qu'elles imposent, mais que je respecte les croyants (sauf les fanatiques) qui en sont les victimes. J'estime en effet que les croyances religieuses resteront toujours légitimes du fait notamment de l'impossibilité de comprendre en quelques générations l'apparition de la vie sur Terre et les mécanismes évolutifs et adaptatifs qui se sont succédés depuis 3,5 milliards d'années jusqu'au primate humain.

    Néanmoins, et ce sera ma conclusion jusqu'à preuve improbable du contraire, j'estime que la pire conséquence de l'évolution du cerveau des seuls primates humains a été la capacité d'imaginer des dieux protecteurs mais antagonistes, à l'origine de l'intolérance et de la plupart des guerres. Or les dieux n'ayant jamais donné le moindre indice de leur existence concrète et donc objective, ils n'ont donc qu'une existence subjective, imaginaire et dès lors illusoire. Et encore : seulement à la suite d'une éducation religieuse précoce confortée par un milieu croyant unilatéral, communautariste et donc peu ouvert à l'acceptation de la différence de l'autre. Chez les enfants de parents athées, la foi n'apparaît d'ailleurs jamais, sauf influences parasites ...

    Mais ce n'est là que mon point de vue d'athée, dont je ne prétends évidemment pas qu'il soit plus pertinent qu'un autre. Merci donc pour vos commentaires et surtout pour vos critiques.

     Cordialement, 

    Michel THYS à Ittre (Belgique).
    michel.thys357@gmail.com

     http://michel.thys.over-blog.org

     
    Quelques références bibliographiques, dans le désordre :

    - Le Grand Larousse du cerveau (2010).

    -Dictionnaire de Psychologie et psychopathologie des religions (2013) Gumpper & Rausky.

    - Nadia GEERTS : « La neutralité n'est pas neutre ». La Muette 2012.

    - André COMTE-SPONVILLE : « L'esprit de l'athéisme ». Albin Michel 2006.

    - Baudouin DECHARNEUX : La religion existe-t-elle ? » (Essai sur une idée prétendument universelle). Ed. L'Académie en poche, 2012.

    - Patrick JEAN-BAPTISTE « La biologie de dieu » 2003 Agnès Viénot 2003.

    - Richard DAWKINS : « Pour en finir avec dieu », R. Laffont 2008 

    - Marcel BOLLE de BAL & Vincent HANSSENS : »Le croyant et le mécréant ». Ed.Mols 2008. 

    - Sigmund FREUD : « L'avenir d'une illusion » PUF 1948.

    - Antoine VERGOTE, chanoine, « Psychologie religieuse », du, Ed. Dessart 1966.,professeur émérite à l’Université catholique de Louvain.1966. 

    - Vassilis SAROGLOU (son successeur) & HUTSEBAUT, D :

    Religion et développement humain »,. 2001. 

    - Vassilis SAROGLOU, dans Cerveau et Psycho n° 40 : « La religion est-elle innée ? ».

     - Jean-Didier VINCENT : « Voyage extraordinaire au centre du cerveau » Odile Jacob 2007, et avec Jules FERRY : « Qu'est-ce que l'homme ? »Odile Jacob, août 2001.

    - V.S. RAMACHANDRAN « Le fantôme intérieur ». Odile Jacob 2002.

    - Jean-Pierre CHANGEUX « L’homme neuronal »1993, « L’homme de vérité » 1994

    - Pascal BOYER « Et l’homme créa les dieux ».

    - Antonio DAMASIO « L’erreur de Descartes »2001 et « Spinoza avait raison » 

    - Henri LABORIT « Une vie » 1996 « Derniers entretiens », « Eloge de la fuite » Laffont 1976,« Dieu ne joue pas aux dés ». Grasset 1987.

    - Mario BEAUREGARD « Du cerveau à Dieu » « The spiritual brain ».

    - Michaël PERSINGER « On the possibility of directly accessing every human brain

    by electromagnetic induction of fundamental algorythms ».1995.

    - Paul D. MacLEAN « Les trois cerveaux de l’homme » 1990.

    - Joseph LEDOUX « Emotion, mémoire et cerveau » 1994 

    - John SAVER & John RABIN « The neural substrates of religion experience » 1997.

    - Francis CRICK « Une vie à découvrir »

    - Michel ONFRAY : « Athéologie ».

    - Danielle HERVIEU-LEGER : « La religion en miettes ou la question des sectes ». Calman-Lévy 2001. ,

    - Noël RIXHON, ancien prêtre athée : « L'absence d'être de Dieu ». (Soc. des Ecrivains 2006), « Conscience athée », « Le curé Meslier : Dieu n'est pas » 

    - Gabriel RINGLET, ancien vice et pro-recteur de l'UCL,, : « L'évangile d'un libre-penseur ».

    - Michel de PRACONTAL : « L'imposture scientifique en dix leçons » Ed. Du Seuil 2005. - Via Internet : « Le cerveau à tous les niveaux ». etc.

     

     


  • Commentaires

    1
    Bruno
    Mardi 4 Octobre 2016 à 09:05

    Je voudrais réagir à ceci : "j'estime que la pire conséquence de l'évolution du cerveau des seuls primates humains a été la capacité d'imaginer des dieux protecteurs mais antagonistes, à l'origine de l'intolérance et de la plupart des guerres." C'est un peu court. Depuis la Révolution française, l'intolérance semble bien partagée par les athées, ceux qui ont inventé la Terreur par exemple, ou ceux du communisme sans parler des anarchistes, fascistes,et autres fous athées. La violence ne vient pas de la création des dieux, mais de cette tendance - je parle ici du point de vue psychologique - de chaque personne à diviser le monde en deux : les bons et les mauvais; ou encore : ceux qui ont raison et ceux qui ont tort (nous sommes en plein dedans); ou : les beaux et les autres...

    Sortir de la violence c'est accepter que l'autre a aussi une part de vérité, une part de respectabilité, etc. et que moi ou les miens (mon peuple, ma tribu ou ma nation ou ma religion ou ma conviction...) nous sommes loin d'être parfaits.

    Je vous invite donc à sortir de la violence - cette tendance que notre cerveau crée spontanément. Et cela avec l'aide du cerveau, bien sûr, mais peut-être qu'il nous faut un peu de spiritualité pour cela ?

      • Mardi 4 Octobre 2016 à 15:20

        Bonjour Bruno,

        Merci pour votre commentaire. D'accord, ma « conclusion », toute provisoire, semble réductionniste, et donc « un peu courte », mais chaque fois que cela me paraît possible, je suis partisan, peut-être à tort, du « principe de parcimonie » du moine Guillaume d'Occam, comme je l'ai écrit dans mon blog 

        Si l'on excepte l'influence de certaines tumeurs cérébrales et celle de carences éducatives non récupérées, voire de violences parentales, et si l'on se place dans une approche génétique et neurophysiologique, l'animal humain, placé dans un certain contexte éducatif, culturel, affectif, hormonal, ..., a fortiori s'il a été endoctriné, reste virtuellement capable de haine et de violence.

        Selon moi, le bien et le mal n'existent pas dans la nature. Ce sont des constructions de l'esprit. Le « bien », à mes yeux d'athée, c'est ce qui est favorable à l'épanouissement de l'individu et de l'espèce, et inversement pour le « mal ». Comme tous les autres mammifères, l'être humain, en présence d'un danger ou d'une menace, est d'abord régi par son cerveau "reptilien" qui l'incite à la fuite, ou à l'agression ou encore, cf Henri LABORIT, à l'inhibition s'il "fait le mort". Nous possédons toujours ce cerveau primitif, compensé théoriquement par le cerveau émotionnel et par le cerveau rationnel, heureusement en interaction constante mais en équilibre instable, ce que n'avait pas compris Mc LEAN.

        L'actuel déclin de la religiosité, du moins chez nous ("Tu ne tueras point !") n'a hélas pas été compensé par une éducation laïque "humanisante". Je pense en effet que la conscience morale, le sens des valeurs; le respect de l'autre et de sa différence enrichissante, loin d'apparaître spontanément, ne s'acquièrent que par une éducation familiale puis scolaire, fondées sur l'autonomie, la responsabilité individuelle, l'apprentissage des limites et du respect des autres et de soi-même, sur l'exemple des parents et des éducateurs, non pas intellectuellement, mais par des expériences affectives, vécues ou suggérées par empathie, parfois a contrario, etc ... (cf par exemple la méthode des dilemmes moraux de Kohlberg. Mais cette morale laïque est malheureusement rétive à tout prosélytisme, ce dont profitent évidemment les responsables religieux de l'éducation ...

        Quant à la violence actuelle dans le monde, elle a certes des causes socio-économiques et politiques, mais aussi voire surtout religieuses. L'histoire confirme abondamment la piètre aptitude des religions à développer une conscience morale autonome. Elle témoigne par contre de sa remarquable aptitude à inciter, dès l'enfance, à la soumission et à l'obéissance à un texte « sacré » puis à ceux qui exploitent la soumission religieuse pour maintenir leur domination sur les consciences.

        Je ne partage pas l'opinion fréquente (la vôtre) selon laquelle la violence raciste du nazisme, le totalitarisme du stalinisme ou du fascisme de Mussolini, notamment, seraient dus à l' « athéisme » de ces idéologies. L'athéisme n'est en effet qu'une option philosophique librement choisie sur base d'arguments rationnels et scientifiques. Au contraire, il me semble que l'absence totale de respect de la dignité humaine d'un Hitler et d'un Staline, d'un Mussolini, ..., de même que la soumission et la violence de ceux qu'ils ont endoctrinés, sont explicables par leur commune éducation religieuse initiale, qui a constitué un terreau favorable à la volonté de puissance des premiers et à la soumission des seconds. À mes yeux, les religions, surtout l'islam, à cause de leur prétention à détenir chacune LA Vérité et LE Vrai dieu, sont à l'origine de toutes les intolérances et de la plupart des violences. Hier comme aujourd'hui.

         

        Cordialement.

        Michel THYS

    2
    Dimanche 8 Janvier à 17:35

    Message de Pingwen , envoyé par le formulaire de contact de originedelafoi.eklablog.com
    Sujet : Une approche inhabituelle « neuroscientifique » du phénomène religieux  sans et avec gène & plaisir. 
    E-mail : ch.g29bretagne@orange.fr

    Bonjour cher Michel , 

    Suite à votre article sur originedelafoi.eklablog.com/-a126973612 , vous écrivez : «  Je tiens à préciser – mais vous l'aurez déjà compris – que je condamne toutes les religions en fonction de la soumission qu'elles imposent, mais que je respecte les croyants (sauf les fanatiques) qui en sont les victimes. J'estime en effet que les croyances religieuses resteront toujours légitimes du fait notamment de l'impossibilité de comprendre en quelques générations l'apparition de la vie sur Terre et les mécanismes évolutifs et adaptatifs qui se sont succédés depuis 3,5 milliards d'années jusqu'au primate humain.
    Néanmoins, et ce sera ma conclusion jusqu'à preuve improbable du contraire, j'estime que la pire conséquence de l'évolution du cerveau des seuls primates humains a été la capacité d'imaginer des dieux protecteurs mais antagonistes, à l'origine de l'intolérance et de la plupart des guerres. »
    Et bien , voici le point de vue d'un imbécile heureux qui 'pleure' de joie et qui ne se gène pas pour le dire :

    Les enfants du dauphin rose ( www.youtube.com/watch?v=7kCjOUyupC8 ) contredit votre article de originedelafoi.eklablog.com/-a126973612 

    Il est clair que le mythe présenté dans cette courte vidéo règle un problème d'ordre social . La religion est une adhésion à une communauté qui nous protège . Elle est plus liée à notre instinct grégaire lui même en relation avec notre instinct de survie selon '' l'union fait la force '' ! Il n'y a pas d'instinct de la croyance ni de gène de la religion , il me semble . Le sentiment de peur peut probablement être expliqué de façon neurobiologique car la peur libère des neurotransmetteurs qui active une zone de déplaisir ou désactive la zone de plaisir, bien-être naturel commun à tous les êtres vivants de France , de Navarre et d'ailleurs jusqu'aux confins de l'Amazonie comme le démontre ce reportage . La peur d'être exclu du groupe est le moteur fondamental de l'être humain et des croyances . Rien à voir avec une prédisposition avec la religiosité !
    Dans ce reportage , le groupe a adopté une stratégie complètement différente de la nôtre pour régler le problème des enfants adultérins tout simplement parce que leur communauté était plus petite et qu'il n'était pas question qu'elle se divise , toujours selon '' l'union fait la force '' . Il n'y a pas de condamnation de l'adultère ni camouflage . Les enfants issus d'une relation adultère sont appelés '' les enfants du dauphin rose '' , animal vénéré par la communauté . La femme peut choisir l'origine de la paternité soit celle du con joint ou du dauphin de sorte qu'il n'est plus possible de déterminer une filiation biologique réelle pour chaque enfant ni de condamner ou rejeter un des membres de la communauté pour ses relations amoureuses . La condition sine qua none pour maintenir cette cohésion est la vénération du dauphin rose ! Est -ce que chacun croit ? Pas sûr mais par contre chacun adhère car tous y trouvent un avantage ! Fabuleuse croyance qui ne condamne pas , ne juge pas  ! 
    Aucune notion de culpabilité mais acceptation d'une réalité observée et intégration sociale de cette composante de façon harmonieuse et naturelle dans tous les sens du terme !!!
    La nature est fondamentale dans la vie de ces indiens et ils l'ont intégrée dans leurs croyances … ce que nous n'avons pas fait !!! Et si aujourd'hui nous en sommes là , c'est du fait des bases de nos croyances qui mettent l'homme au dessus de la nature !!!

    La légende de Boton Roi est une SUPERBE idée née de l'observation de la nature mais aussi du comportement ' naturel ' des êtres humains , la SEULE neurobiologie véritable qui relie imaginaire , vue , ouïe … haut du crâne et entre jambe bref tous les sens à une réalité d'un besoin social harmonieux : la nécessité de rester grouper et de s'aimer tous quelques soient les origines biologiques de chaque membre du groupe ! Il n'y a pas de triche possible ni d'hommes et de femmes au dessus des autres pour ce qui concerne l'amour et les relations amoureuses .
    « Le Boto est un protecteur , un gardien et un juge mais Il Lui arrive parfois de poursuivre un but plus personnel … '' Lorsqu'une fille a ses règles pour la première fois , elle court un grand danger car le Boto sent qu'elle devient une femme . Lorsqu'Il apparaît près des berges du fleuve , la jeune fille tombe amoureuse de Lui . Il discute et flirte avec elle . Il l'aide à prendre son bain ou à laver son linge . Parfois , Il vient jusqu'à sur la terre ferme sous l'aspect d'un bel homme à la peau clair coiffé d'un chapeau blanc . Soit Il se contente de passer du temps avec la jeune fille , soit Il l'enlève et l'emmène avec Lui sur les eaux du fleuve où ils vivent ensemble très longtemps avec d'autres dauphins et créatures peut-être aussi humaines . Cette histoire est véridique ! C'est arrivé très souvent et ça arrivera encore . Le Boto est un homme et Il vit parmi nous pour ensuite disparaître comme Il est venu . La jeune fille pense qu'elle a rêvé mais croyez – moi , cela n'a rien d'un rêve ! C'est dangereux …'' Grâce au dauphin rose , les femmes qui ont des enfants illégitimes ne sont pas exclus de la société . Sur certains actes de naissance , les mères qui ne PEUVENT ou ne VEULENT pas inscrire le nom du père , mettent simplement ' péro boter ' , ' enfant du Boto ' et CES ENFANTS ONT TOUJOURS ÉTÉ TRÈS PROTÉGÉS !
    Le monde a peut-être besoin plus de légendes comme celle – ci . »

    Les animaux ont le même statut voir ils sont supérieurs à l'homme … tout le contraire du fondement de nos croyances ! Et aujourd'hui , nous payons tous le prix fort de nos croyances ; celles d'avoir crû que nous étions au dessus de la nature !!! Il y a différentes croyances pour protéger la nature mais également pour protéger la nature humaine . Celles de ces indiens sont supérieures aux nôtres car elles protègent les plus faibles et ils n'ont pas besoin d'autres systèmes de juridiction que leurs croyances .
    Je ne pense pas qu'ils aient un gène de religiosité plus actif que les nôtres ; ils sont tout simplement moins cons que nous !
    Car il faut être complètement con pour penser qu'il y a un gène de la religiosité !!! Et même s'il existait , à quoi cela nous sert-il de le savoir ? À classer les cons ?
    Pffffffffffff ….. 

    Divinement leur.es et humblement vôtre pour finir :

    I.G.Y. (International Geophysical Year ) extrait de ' The Nightfly ' de Donald Fagen à écouter religieusement sur 
    www.youtube.com/watch?v=sogYgHlNnqo

    La chanson est chantée à partir d' un point de vue optimiste (***foi , croyance?) pendant l'AGI, et dispose de références à des concepts post-futuristes, tels que l' énergie solaire (utilisé pour la première en 1958), Spandex (inventé en 1959), Voyage spatial pour le divertissement , et rail sous-marin international à grande vitesse 

    en.wikipedia.org/wiki/I.G.Y._(What_a_Beautiful_World)

    Parole de la chanson :
    Standing tough under stars and stripes

    We can tell
    Nous pouvons dire 
    This dream's in sight
    Ce rêve est en vue 
    You've got to admit it
    Tu dois l'admettre 
    At this point in time that it's clear
    A ce moment dans le time il est clair 
    The future looks bright
    que l'avenir s'annonce prometteur 
    On that train all graphite and glitter
    Sur ce train tout de graphite et de paillette 
    Undersea by rail
    sous-marin par rail 
    Ninety minutes from NewYork to Paris
    Quatre-vingt dix minutes de New York à Paris 
    Well by seventy-six we'll be A.O.K.
    Eh bien avec 76, nous serons  toujours sur le clavier  .
    What a beautiful world this will be
    Quel beau monde ce sera !
    What a glorious time to be free 
    Quel glorieux moment pour être libre !
    Get your ticket to that wheel in space
    Prenez votre billet pour cette roue dans l'espace 
    While there's time
    Pendant qu'il est temps 
    The fix is in
    La solution est dans le fait que
    You'll be a witness to that game of chance in the sky
    Vous serez témoin de ce jeu de hasard dans le ciel 
    You know we've go to win
    Vous savez que nous devons gagner 
    Here at home we'll play in the city
    Ici à la maison , nous jouerons dans la ville 
    Powered by the sun
    Propulsé par le soleil 
    Perfect weather for a streamlined world
    Temps parfait pour un monde rationalisé 
    There'll be spandex jackets one for everyone
    Il y aura des vestes élasthanes une pour tout le monde 
    What a beautiful world this'll be
    Quel beau monde ce sera !
    What a glorious time to be free
    Quel glorieux moment pour être libre !
    On that train all graphite and glitter
    Sur ce train tout de graphite et de paillette 
    Undersea by rail
    sous-marin par rail 
    Ninety minutes from NewYork to Paris
    Quatre-vingt dix minutes de New York à Paris 
    (More leisure for artists everywhere)
    (Plus de loisirs pour les artistes partout dans le monde) 
    A just machine to make big decisions
    Une machine juste pour prendre de grandes décisions 
    Programmed by fellows with compassion and vision
    Programmé par les boursiers avec compassion et vision 
    We'll be clean when their work is done
    Nous serons propre quand leur travail est fait
    We'll be eternally free yes and eternally young
    Nous serons éternellement libre oui et éternellement jeune 
    What a beautiful world this'll be
    Quel beau monde ce sera !
    What a glorious time to be free.....
    Quel glorieux moment pour être libre ...

    Héritage IGY :

    À la fin, l'IGY a été un succès retentissant. Dans certains domaines, la collecte de données était incomplète et des extensions informelles ont été ajoutées et de nouveaux efforts de coopération ont été réalisés. 
    L'IGY a mené à plusieurs avancées qui vivent aujourd'hui. Par exemple, le travail de l'AGI a conduit directement au Traité sur l' Antarctique , qui a appelé à l'utilisation de l' Antarctique à des fins pacifiques et la recherche scientifique coopérative. Depuis, la coopération internationale a mené à la protection de l'environnement antarctique, à la préservation des sites historiques et à la conservation des animaux et des plantes. Aujourd'hui, 41 pays ont signé le Traité et la recherche collaborative internationale continue. 
    Le CIUS Système mondial de données (WDS) a été créé par la 29e Assemblée générale du Conseil international pour la science (CIUS) et construit sur l'héritage de 50 ans de l'ex - centres ICSU mondial de données (WDC) et ancienne Fédération des données astronomiques et géophysiques -Services d'analyse (FAGS). [26] 
    Ce système mondial de données , héberge les référentiels pour les données recueillies au cours de l'AGI. Sept des 15 centres de données mondiaux des États-Unis sont situés dans les centres nationaux de données de la NOAA ou dans les filiales de la NOAA. Ces centres de données du CIUS non seulement préservent les données historiques, mais aussi favorisent la recherche et la collecte de données en cours. [27] La quatrième Année polaire internationale sur 2007-2008 a porté sur le changement climatique et ses effets sur l'environnement polaire. Plus de soixante pays ont participé à cet effort et comprendront des études dans l'Arctique et l'Antarctique. [28] 

    Image sur translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=https://en.wikipedia.org/wiki/International_Geophysical_Year&prev=search

    Timbre commémoratif publié par le Japon en 1957 pour marquer l'IGY. L'illustration représente la recherche du navire japonais Soya (brise-glace) en Antarctique . Pseudonyme (s): le bateau miracle - Princesse blanche des phares - Père Noël de la mer - Le dernier des navires de la marine impériale japonaise .

    La nuit porte conseils … ce fut mon cas . Après avoir bien dormi cette nuit , voici ma conclusion : j' espère vous avoir fourni Michel la/les preuves du contraire recherché .

    Cordialement et du fond du coeur , bonne nuit !

     
      • Dimanche 8 Janvier à 17:42
        Bonsoir Cher Pingwen,Merci pour votre commentaire et cette belle vidéo !M'autorisez-vous à les transférer sur mon blog originedelafoi.eklablog.com ?Aux connaissances près, le cerveau des primates humains n'ayant presque pas évolué, anatomiquement et physiologiquement depuis quelques dizaines de milliers d'années, la croyance en une "Nature divine" est persistante et respectueuse chez des peuples encore (mais de moins en moins) épargnés par notre "civilisation". Spinoza l'aurait confirmé : "Deus sive natura".Pour ma part, la croyance en des dieux me semble notamment explicable par l'incapacité des moins que centenaires que nous sommes de se représenter une durée de plusieurs centaines de millions d'années au sein de lanature, et donc de son influence sur l'évolution du vivant et sur sa lente adaptation à un environnement en continuel changement.Cordialement,Michel THYS
         
         
         
        <table class="cf gJ" style="border-collapse: collapse; margin-top: 0px; width: auto;" cellpadding="0"> <tbody> <tr class="acZ" style="height: 16px;"> <td class="gF gK" style="font-family: arial, sans-serif; margin: 0px; white-space: nowrap; padding-right: 8px; vertical-align: top; width: 805px; padding-top: 0px;"> <table class="cf ix" style="border-collapse: collapse; table-layout: fixed; width: 805px;" cellpadding="0"> <tbody> <tr> <td style="font-family: arial, sans-serif; margin: 0px;">

        ch.g29bretagne@orange.fr

        </td> </tr> </tbody> </table> </td> <td class="gH" style="font-family: arial, sans-serif; margin: 0px; text-align: right; white-space: nowrap; vertical-align: top;">
        15:07 (Il y a 2 heures)
        </td> <td class="gH" style="font-family: arial, sans-serif; margin: 0px; text-align: right; white-space: nowrap; vertical-align: top;"> </td> <td class="gH acX" style="font-family: arial, sans-serif; margin: 0px; text-align: right; white-space: nowrap; vertical-align: top;" rowspan="2">
        </td> </tr> <tr class="acZ xD" style="height: 16px;"> <td style="font-family: arial, sans-serif; margin: 0px;" colspan="3"> <table class="cf adz" style="border-collapse: collapse; table-layout: fixed; white-space: nowrap; width: 967px;" cellpadding="0"> <tbody> <tr> <td class="ady" style="font-family: arial, sans-serif; margin: 0px; overflow: hidden; text-overflow: ellipsis;">
        À moi
        </td> </tr> </tbody> </table> </td> </tr> </tbody> </table>
         
         
         
         
         

        Bonne année Michel et merci de votre réponse ,

         

        Bien entendu je vous autorise à publier tout ce que je vous ferai parvenir ...

         

         

         

        Il est aussi écrit : " Je détruirai la sagesse des sages, Et j'anéantirai l'intelligence des intelligents.Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; 28et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, 29afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu... puisque le monde, avec sa sagesse, n'a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes.

    3
    José
    Mardi 10 Janvier à 01:09

    Absolument intéressant. J'y ajouterai ma touche personnelle: si Dieu existait, le monde parfait qu'il aurait créé serait très probablement un monde d'athées.

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