• Voici ma réponse à :

    https://theconversation.com/education-au-fait-religieux-ou-en-est-on-65761

    Bonjour,

    Puis-je exprimer un autre point de vue ? Certes, un minimum de culture religieuse, adapté à chaque âge, est indispensable lors d'un cours d'Histoire ou de philosophie (la Trinité n'est pas qu'une station de métro !). Mais est-ce suffisant ? «Partir des textes et des oeuvres pour approcher le religieux », n'est-ce pas favoriser hypocritement le prosélytisme des religions lorsqu'elles sont en perte de vitesse ?

    N'est-il pas plus important de faire découvrir ce que toutes les religions ont en commun depuis toujours, fût-ce à des degrés divers : la soumission (totale dans le cas de l'islam) à un dieu, à des textes « sacrés », etc., ce qui, au-delà des influences idéologies, induit l'intolérance, le communautarisme, les violences, etc ?

    N'est-il pas au contraire impératif de développer chez le plus d'adolescents possible l'esprit critique, l'autonomie, la responsabilité individuelle, l'acceptation de la différence de l'autre , etc ?

    N'est-il pas plus honnête, intellectuellement et moralement, de les amener à se demander si les dieux, objectivement absents depuis toujours, ont une existence réelle ou seulement psychologique, subjective et imaginaire, à la suite d'une éducation religieuse précoce et d'un milieu culturel unilatéralement religieux ?

    N'est-il pas plus pertinent de leur faire prendre conscience de l'influence que des centaines de millions d'années ont eue sur l'évolution des espèces animales et végétales, ce qui exclurait enfin le recours antiscientifique au créationnisme ?

    Les jeunes pourraient alors choisir, aussi librement que possible et en connaissance de cause, de croire OU de ne pas croire ... Ce n'est hélas pas le cas dans des pays pourtant intellectualisés comme les USA notamment : les Américains restent croyants ou déistes à près de 95 % parce que les options non confessionnelles leur ont été occultées !

    Comment expliquer leur fréquente imperméabilité aux arguments rationnels et scientifiques ? Il est actuellement acquis que, dès l'âge de 3 ans, les influences à forte charge affective, imprègnent le plus souvent de manière indélébile les amygdales du cerveau émotionnel, puis rationnel, indépendamment de l'intelligence et de l'intellect ultérieurs, et qu'elles se renforcent au fur et à mesure des expériences religieuses. Régis Debray ne semble jamais s'être intéressé à cette approche contemporaine, psycho-neuro-physiologique ...

    Enfin, il serait temps, à mes yeux, de remettre en question notre conception obsolète, laxiste et électoraliste de la tolérance et de la neutralité, lorsqu'elle favorise paradoxalement les revendications inspirées par des prescrits religieux.

     

     http://originedelafoi.eklablog.com/-a126973612


    1 commentaire
  • Étant l'auteur de ce blog, je précise que mon « nouvel article » d'hier  ne diffère du précédent que par son avant-dernier paragraphe exprimant ma première conclusion actuelle. La voici :

    « Néanmoins, et ce sera ma conclusion jusqu'à preuve improbable du contraire, j'estime que la pire conséquence de l'évolution du cerveau des seuls primates humains a été la capacité d'imaginer des dieux protecteurs mais antagonistes, à l'origine de l'intolérance et de la plupart des guerres. Or les dieux n'ayant jamais donné le moindre indice de leur existence concrète et donc objective, ils n'ont donc qu'une existence subjective, imaginaire et dès lors illusoire. Et encore : seulement à la suite d'une éducation religieuse précoce confortée par un milieu croyant unilatéral, communautariste et donc peu ouvert à l'acceptation de la différence de l'autre. Chez les enfants de parents athées, la foi n'apparaît d'ailleurs jamais, sauf influences parasites ... »

    Je pense qu'il aurait fallu, dès le début de l'immigration de musulmans, ne pas se limiter à leur accorder tous les droits sociaux, mais aussi leur imposer, au-delà de la langue française ou flamande, un devoir d'intégration, dont celui de s'engager à ne pas privilégier la théocratie à la démocratie, et à respecter nos lois, règlements et usages. Mais notre conception de la tolérance et de la neutralité fut laxiste et électoraliste ...

    Je tiens aussi à rappeler que de nombreux commentaires, suivis de mes réponses, ont été émis sur mon blog précédent : http://michel.thys.over-blog.org , ainsi que ceux, ci-dessous, parus notamment dans « Science et Foi » depuis 2010 :

    Posté par Benoit Hébert

    Dans les deux commentaires à peu près identiques qu’il a posté sur ce blog, Michel Thys a soulevé des questions très intéressantes qui méritent certainement qu’on s’y attarde davantage.

    Sur son blog, Michel Thys ne cache pas son athéisme militant, s’appuyant en partie sur la théorie de l’évolution pour défendre ses convictions. Les partisans du nouvel athéisme comme Richard Dawkins utilisent fréquemment le même type d’arguments. Je me réjouis de voir que des non croyants souhaitent s’exprimer sur ce blog, qu’ils continuent de le faire…toujours dans un esprit de respect !

    En réalité, bien que profondément croyant, je partage avec Michel Thys un certain nombre de convictions et de constatations. Bien entendu, notre terrain d’entente se limite à ce qui relève véritablement du discours scientifique, nos chemins divergent quand M. Thys pensent pouvoir utiliser la science pour défendre et justifier ses options philosophiques personnelles.
    Permettez moi, M. Thyss, de faire à mon tour et en toute courtoisie quelques commentaires sur vos interventions.

    « Même en présence d’arguments rationnels et scientifiques, il me semble qu’un créationniste change rarement d’avis, et se cramponne à des “arguments” subjectifs. »

    C’est vrai, l’expérience prouve que les créationnistes de longue date changent rarement d’avis. C’est une constatation que des chrétiens évangéliques font également. Ainsi dans Création, évolution, faut-il trancher ? Jean Humbert écrit : « On ne peut guère faire changer d’avis ceux qui ont mûrement réfléchi et pris des positions tranchées. C’est bien connu. Ou alors, il faudrait qu’il passe par une sorte de « conversion ». » Quelles explications peut-on avancer ? Pour ma part j’en vois surtout une : les créationnistes ont été enseigné dans l’idée que croire en une interprétation littérale de la Genèse est du même niveau que celui de croire dans la mort et la résurrection du Christ pour le salut de l’humanité. Ils ont donc besoin qu’on leur explique théologiquement pourquoi ce n’est pas le cas. Les créationnistes ayant vraiment pris la peine d’étudier de manière approfondie les preuves scientifiques de l’évolution sont finalement peu nombreux. Il faut reconnaître que certaines de ces preuves ne sont pas à la portée de tous, et que tout le monde n’a pas forcément le temps d’y consacrer des heures…L’orgueil aussi empêche parfois l’un ou l’autre de changer d’avis. Il faut une certaine dose d’humilité pour reconnaître que sur tel ou tel aspect de sa théologie, on s’est trompé, voire qu’on a entraîné les autres dans l’erreur. Je crois pourtant que cette faculté à se remettre en question est une qualité fondamentale du chrétien véritable.

    Cependant, dans la formulation de votre phrase, je crois percevoir un autre aspect du débat qui divise les athées et les chrétiens. Vous pensez peut-être que la foi est quelque chose de subjectif et que la science est elle la garante de l’objectivité ? La place me manque ici pour aborder cet aspect des choses, mais je vous renvoie à la traduction de l’excellent article d’Alister McGrath, ancien athée lui-même, répondant à Richard Dawkins sur ces questions, et plus généralement à ses écrits.

     « Si, au mieux, il reconnaît qu’il y a eu Evolution, et qu’il adhère au “dessein intelligent”, cela revient à passer du théisme au déisme, ce qui revient quasi au même. »

    Sur le blog, j’ai déjà mis en évidence la subjectivité d’une telle affirmation. Sur quelle base affirmez vous que le déisme (croyance en un Dieu impersonnel) serait la même chose que le théisme (croyance en un Dieu personnel comme celui des chrétiens) ? L’athéisme serait la seule position philosophiquement défendable ? Pourquoi ne le dites vous pas plus clairement ? Votre formulation trahit les amalgames illégitimes que vous faites,  et  elle est en plus fausse du point de vue de l’expérience. Roger Lefebvre qui intervient régulièrement sur ce blog a un temps adhéré au créationnisme. Après réflexion il a réalisé qu’il s’était trompé, il n’est pas devenu partisan de l’I.D. pour autant. C’est aussi le cas d’un nombre grandissant d’évangéliques qui prennent le temps de réfléchir à ces questions… De plus l’assimilation créationnisme= théisme, Intelligent Design= déisme est tout simplement erronée du point de vue de la définition de ces mots. L’Intelligent Design revendique la nécessité de considérer des interventions miraculeuses d’un « Designer » pour expliquer ce que la science ne sera peut-être jamais capable d’expliquer, c’est donc une croyance interventionniste que l’on qualifierait difficilement de déisme !
    Darwin écrivait lui-même :

    « Dans mes fluctuations les plus extrêmes, je n’ai jamais été un athée dans le sens de nier l’existence d’un Dieu. Je crois que, alors que je vieillis, agnostique correspond le mieux à mon état d’esprit, mais pas toujours… Il parait absurde de douter qu’un homme puisse être un théiste ardent et un évolutionniste. » Darwin A J. Fordyce, 7 mai 1879.

    Une citation parmi tant d’autres qui devrait faire réfléchir tous ceux, croyants ou non, qui pensent que Darwin revendiquerait sa réputation de « père de l’athéisme ».

    Je commenterai progressivement le contenu très riche de votre commentaire. Amicalement.

    L’athéisme est-il une position scientifique? Réponse à Michel Thys (2) >>

    Posté parBenoit Hébert

    jeu 25 Fév 2010

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     Le firmament de Genèse 1 est solide, mais le véritable problème n’est pas là

    « Bara » ne signifie pas exclusivement « creatio ex nihilo »!

     

     

    7 Commentaires

    Michel THYS ven 26 Fév 2010 Répondre

    Cher Monsieur HEBERT,
    Merci pour vos commentaires à propos de mon point de vue inhabituel. Si je le diffuse en réponse à divers articles, et sur différents sites et blogs, ce n’est pas pour chercher à convaincre de son éventuelle pertinence, mais pour le confronter à des avis différents et susciter des réactions et surtout des critiques. Il en résulte forcément des répétitions, parfois même,involontaires, sur un même site, ce dont je vous prie de m’excuser.

    Vous aurez lu que je suis partisan d’un système éducatif qui permettrait un choix, plus effectif que symbolique, des convictions religieuses OU laïques. Ce faisant, je fais évidemment l’apologie de l’humanisme laïque, mais sans pour autant me considérer comme un « athée militant ». Je respecte les personnes et leurs idées, du moins si elles ne sont pas fanatiques, mais il est vrai que je dénonce la prétention de toutes les religions d’imposer dès l’enfance leur Vérité exclusive, leur dieu et leur texte « sacré », différents dans chacune d’elles, ce qui est à l’origine de l’intolérance, de conflits et d’attentats, même s’ils ne sont le fait que d’une extrême minorité.

    Je ne partage pas toutes les opinions de Richard DAWKINS et de Michel ONFRAY, en particulier leur attitude peu respectueuses des croyants, parfois même péjorative. Je regrette par ailleurs qu’ils semblent ignorer totalement les observations psycho-neuro-physio-génético-cognitivo-éducatives relatives à la sensibilité religieuse. Si je m’ « appuie en partie sur la théorie de l’Evolution pour défendre » mes convictions, c’est du fait de l’offensive actuelle des créationnistes, en particulier depuis Arun Yahya. Mais mon athéisme se fonde surtout sur la prise de conscience de l’origine psychologique de la foi et sur les hypothèses neurophysiologiques qui tendent à expliquer sa fréquente persistance. Ma brève expérience de la croyance religieuse (protestante, jusqu’à 21 ans) n’y a bien sûr pas été étrangère.

    Je ne prétends pas « utiliser la science pour défendre et justifier mes options philosophiques personnelles ». Je pense cependant que les observations des neurosciences relativisent la part de la liberté individuelle et qu’elles sont déjà susceptibles d’inciter certains à prendre conscience, non pas de l’inexistence de « Dieu », mais de son existence subjective. En particulier, me semble-t-il, à ceux qui cherchent à s’affranchir d’une foi qui leur fait plus de tort que de bien.

    Je me demande comment il est possible d’expliquer « théologiquement » à des créationnistes que la bible ne doit pas être prise à la lettre. Sauf à leur faire admettre que le texte de la « Genèse » (par ailleurs apocryphe et manipulé au cours des siècles) est allégorique et totalement obsolète. Je souhaite que la « faculté à se remettre en question » se généralise chez tous les croyants, mais je respecte leur choix, en connaissance de cause, de s’en abstenir.

    Oui, je pense que « la foi est quelque chose de subjectif », mais pas que « la science est la garante de l’objectivité ». A l’instar de Louis PASTEUR, croyant, qui laissait ses convictions au vestiaire avant d’entrer dans son laboratoire, la méthode scientifique tend vers le plus d’objectivité possible en soumettant ses hypothèses à la réfutation par l’expérimentation et sans chercher à démontrer quoi que ce soit.

    Lorsque j’écris que « si, au mieux, il reconnaît qu’il y a eu Evolution, et qu’il adhère au “dessein intelligent”, cela revient à passer du théisme au déisme, ce qui revient quasi au même. », c’est parce qu’à mes yeux le théisme et le déisme sont des attitudes anthropomorphiques : ce n’est pas parce que nous commençons et finissons que l’univers a été créé. (Qui d’ailleurs aurait créé « Dieu » ou une intelligence supérieure ?).


    1. Pourquoi n‘y aurait-il pas une infinité d’univers, impossible à détecter parce que séparés par des espaces infinis, qui se modifient au fil d’un temps infini, par une infinité de big-bang et de big-crunsh successifs, selon la géniale intuition de LAVOISIER (« Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme » ? Ne démontre-t-on pas de plus en plus que les constituants précurseurs de la vie sur terre (carbone, fer, hydrogène, etc …) sous forme d’acides aminés, proviennent de la chute d’astéroïdes ? Mais je ne suis pas astrophysicien …


    2. Je réponds ici à la question que vous me posez sur votre blog : comment puis-je « qualifier de déiste un mouvement qui justement plaide pour une reconnaissance « scientifique » des interventions directes supposées de Dieu dans la création » ? Si j’ai bien compris, les partisans du « dessein intelligent » sont des croyants déistes qui, ne pouvant plus raisonnablement contester que l’Evolution ait eu lieu, en attribuent, de manière anthropomorphique, le projet et la réalisation à une intelligence supérieure qui l’orienterait dans le sens d’un « progrès » (autre notion anthropomorphique ).

      La « reconnaissance scientifique » dont vous parlez me paraît être une tentative de récupération d’arguments « scientifiques » dans le but de donner au créationnisme un statut de théorie scientifique, ce qu’il ne mérite pas puisqu’il s’agit d’une croyance. Je peux comprendre que l’on soit à la fois théiste et évolutionniste, mais pas qu’on ne se considère pas comme déiste. Merci de bien vouloir me l’expliquer.

      L’athéisme est à mon sens la seule position scientifique défendable, mais il n’est pas « la seule position philosophique défendable ». Notre ignorance des processus biochimiques est encore telle (bien que déjà très suffisante pour se passer d’une référence divine) que l’option religieuse restera encore longtemps légitime et respectable, a fortiori si elle a été choisie après avoir pris connaissance des alternatives laïques.

      Je ne dis évidemment pas que les créationnistes ou évangéliques qui, après réflexion, reconnaissent qu’ils se sont trompés, deviennent nécessairement déistes. J’imagine que certains virent vers l’agnosticisme ou l’incroyance ou l’athéisme.

      Vous écrivez : « De plus l’assimilation créationnisme= théisme, Intelligent Design= déisme est tout simplement erronée du point de vue de la définition de ces mots. L’Intelligent Design revendique la nécessité de considérer des interventions miraculeuses d’un « Designer » pour expliquer ce que la science ne sera peut-être jamais capable d’expliquer, c’est donc une croyance interventionniste que l’on qualifierait difficilement de déisme ! » .

      Personne ne peut imaginer ce que la science découvrira. Aviez-vous imaginé, chez vous, l’ordinateur actuel, le micro-ondes, le GSM, le GPS, etc …, etc … ? Moi pas. N’en déplaise aux agnostiques, même si tout ne sera évidemment jamais connu, il n’y a pas de « mystère » ni d’ « inconnaissable » a priori. Il n’y a que ce qui n’est pas encore connu.

      A l’époque de DARWIN, tout le monde était croyant, ou au moins déiste. Même les francs-maçons, d’ailleurs à l’époque presque tous théistes ou déistes (Grand Architecte de l’Univers).
      Citer actuellement DARWIN et les lacunes de la science de l’époque, ne me paraît pas très honnête intellectuellement. Vous en conviendrez, je n’en doute pas.

      Bien amicalement,
      Michel THYS

      benoit hébert sam 27 Fév 2010 Répondre

      M. Thys,
      Merci pour cette réponse amicale permettant à nos lecteurs et à moi-même de cerner de plus prêt vos convictions. A vrai dire, nous pourrions monopoliser ce blog pendant plusieurs semaines pour aborder chacun des thèmes très profonds que vous abordez dans ce commentaire et dans les précédants. J’essaierai de répondre à quelques uns d’entre eux dans les semaines qui suivent…restons connectés.

      aigaille sam 11 Fév 2012 Répondre

      la problématique religieux athée a mon avis est impossible a débattre sur le terrain de la foi

      donc c’est rationnellement qu’on en débat, et qui dit rationnellement c’est avec ce qui a fait ses preuve scientifiquement et dans la vie de tous les jours : par exemple en appliquant le rasoir d’occam (principe de parcimonie)
      sur la cause premiére qui est le seul argument de la présence d’un dieu créateur, on postule sur
      un monde ayant eut un début
      et une puissance surnaturelle qui a crée ce monde

      dans ce postulat on évacue (sans même s’en rendre compte pour beaucoup de croyants)la solution la plus naturelle , la simple et la plus logique :
      un monde tout simplement éternel

      Daras sam 11 Fév 2012 Répondre

      Bonsoir aigaille,

      Indépendamment de l’article, je saisis votre remarque au vol pour dire que l’idée d’un monde éternel n’a rien de simple, étant donné que ce monde et tout ce qu’il renferme nous montrent qu’il y a pour toutes choses un début et une fin. Ensuite, postuler l’éternité du monde est une pure abstraction qui n’explique rien sur le monde, et tombe sous le coup du principe de parcimonie que vous mettez en avant.

      Totem mer 12 Sep 2012 Répondre

      Le problème en somme est: qui détient la VERITE?
      Je dirais que personne ne la détient. Tout ce que la la science explique c’est à partir de quelque chose de DEJA EXISTANT.
      La question serait : d’où vient le DEJA EXISTANT.
      Ce que dit Aiguaille n’est pas forcément quelque chose faux, c’est une piste qu’il ne faut pas négliger sous prétexte (par de manque d’humilité) qu’il n’y a que la science pour tout expliquer, mais que fait-on de ce qui n’est pas expliqué? on le jette aux orties?
      Autre chose, QUI habite l’homme? Ne serait-il qu’un cerveau dans un corps?, la science ne le sait pas et pourtant si elle se penchait sérieusement sur le sujet elle saurait, QUI habite l’homme? et « CELA » qui l’habite ne serait-il pas l’être sans forme qui n’est rien d’autre que l’essence même de l’homme, à moins que l’on considère que l’homme ne soit qu’un animal ou un robot sophistiqué. Je pencherais pour l’animal qui n’a pas encore compris que « CELA » qui l’habite et qui est spirituel EST son côté humain qu’il n’a pas encore développé parce que pour l’instant il nie son existence par ignorance et scepticisme. La découverte de cet être sera le moteur principal de l’évolution future de l’humanité, car l’homme évolue, il n’a jamais cessé de le faire, mais il est arrivé à un passage difficile, celui où il va devoir admettre QUI il est véritablement et seule une réconciliation de la science et de la religion après correction de leurs erreurs passées, permettra ce bond en avant, en attendant c’est loin d’être le cas et l’humanité n’a pas fin de végeter. L’univers est infini et l’homme possède aussi ce côté infini inconnu de lui car il est déconnecté de cet univers.

     

     


    votre commentaire
  • Une approche inhabituelle « neuroscientifique » du phénomène religieux ? 

    Le point de vue des scientifiques :

    Le scientisme n'a plus cours depuis longtemps. Il n'est donc pas question, comme l'aurait sans doute fait Guillaume d'Ockham (1285-1347), de vouloir simplifier ou réduire l’infinie complexité du psychisme humain à des « mécanismes » psycho-neuro-physio-génético-éducatifs et culturels. D'autant moins du fait de la complexité inimaginable du fonctionnement cérébral humain, et parce que le phénomène religieux échappe à l'expérimentation scientifique.

     Certains scientifiques, agnostiques, déistes ou athées, ont néanmoins contribué peu ou prou à l'approche neuro-biologique de la foi, par exemple Henri LABORIT, Antonio DAMASIO, Jean-Pierre CHANGEUX, et surtout Patrick JEAN-BAPTISTE. D’autres par contre, par exemple Jean-Didier VINCENT, Pascal BOYER ou Richard DAWKINS, me semblent plus réticents à proposer une hypothèse explicative quant à l'origine de la foi et à sa persistance. Craindraient-ils de s’éloigner de leur spécialité ?

     Seuls des neurophysiologistes croyants, notamment canadiens, tels que Mario BEAUREGARD, financés par la très chrétienne Fondation Templeton, ont tenté de démontrer « scientifiquement » l'existence de Dieu (qu'ils présupposent donc par "pétition de principe" !) en recherchant dans le lobe temporal droit « l'antenne », qu' « Il » y aurait placée pour recevoir sa « Révélation » : en vain, bien évidemment, puisqu'aucun dieu anthropomorphique ne s'est jamais manifesté, et accessoirement parce que, du fait des interconnexions constantes et éminemment complexes entre le cerveau émotionnel et le cerveau rationnel (selon le schéma simplifié mais pédagogique de McLEAN), c'est évidemment tout le cerveau qui est concerné (cf SAVER & RABIN), même si l'émotionnel prédomine chez un croyant.

    Le point de vue des philosophes :

     Les philosophes, anthropologues ou sociologues laïques ne semblent pas s'intéresser à l'origine de la foi et à sa fréquente persistance : ni André COMTE-SPONVILLE, ni Michel ONFRAY, ni Henri PENA-RUYZ, par exemple, pas plus que les Belges Guy HAARSHER, Jacques SOJCHER, Marcel BOLLE DE BAL, Luc NEFONTAINE ou Jacques RIFFLET.  

    Craindraient-ils que les neurosciences bouleversent  la réflexion philosophique ?

     Plutôt que de se résoudre au confortable « mystère de Dieu», n'est-il pas quand même légitime de tenir compte des découvertes des neurosciences, aussi partielles soient-elles encore, afin de compléter l'approche traditionnelle du phénomène religieux (philosophique, métaphysique, historique, théologique, anthropologique, sociologique) … ? Mais entendons-nous bien : pas plus que les religions ne peuvent démontrer l'existence réelle de « Dieu » (selon elles, « la foi se vit »), les neurosciences et les sciences humaines, dont la psychologie, ne prétendent évidemment pas démontrer l’inexistence de « Dieu », puisque par définition aucune inexistence n'est démontrable (sauf en mathématiques, par l'absurde).

    Homo religiosus ?

     En bref, c'est sans doute pour compenser sa faiblesse corporelle que l'homo sapiens s'est redressé il y a quelque 100.000 ans et que l'évolution a hypertrophié son néocortex préfrontal, le rendant capable de langage, puis en quelque 50.000 ans, d’imaginer un nouveau « mécanisme de défense » : d'abord des « esprits » (d'où l'animisme, le chamanisme, ...), ensuite le recours à des dieux protecteurs et anthropomorphes (plus tard à un seul), dont il tentait d’apaiser la colère, ou de gagner les faveurs, par des sacrifices, des prières, etc.

     Michel de PRACONTAL écrit d'ailleurs dans « L'imposture scientifique en dix leçons» (2005), page 141 : « La pensée magique n'a jamais disparu de nos cultures supposées modernes et rationnelles, probablement parce qu'il s'agit d'un mode de raisonnement inhérent à la condition humaine. La pensée dite rationnelle n'a rien de naturel, c'est une construction, une ascèse, un exercice qui demande un travail continuel. L'éternel « retour de l'irrationnel » n'est en fait que la manifestation récurrente d'une forme de pensée qui ne nous a jamais quittés ». 

    Dans « La religion est-elle innée ? », le professeur de psychologie Vassilis SAROGLOU de l'Université catholique de Louvain, évoque « l'existence de prédispositions génétiques à la religiosité ». Mais cette prédisposition ne s'actualise que si elle est exploitée par un milieu croyant : « à côté de cette part génétique, les influences éducatives précoces décident en grande partie de l'orientation religieuse ou athée d'un enfant ». A contrario, la croyance religieuse n'apparaît pas chez les enfants de parents athées, sauf influences parasites. 

    « Liberté religieuse » ?

    Du fait de nos nombreux déterminismes (héréditaires, hormonaux, éducatifs, culturels, religieux, idéologiques, sociaux, politiques, etc...), notre amour-propre ou notre orgueil dussent-ils en souffrir, nous sommes moins libres que nous ne le pensons. 

    Henri LABORIT, l’avait bien compris, écrivant même, dans « Éloge de la Fuite », page 59 :

     « Je suis effrayé par les automatismes qu’il est possible de créer à son insu dans le système nerveux d’un enfant. Il lui faudra, dans sa vie d’adulte, une chance exceptionnelle pour s’évader de cette prison, s’il y parvient jamais ». Répondant à Jacques LANGUIRAND, à Radio Canada, il disait :« Vous n’êtes pas libre du milieu où vous êtes né, ni de tous les automatismes qu’on a introduits dans votre cerveau, et, finalement, c’est une illusion, la liberté ! ». Ou encore : « Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici que cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change » (dernière phrase du film, « Mon oncle d'Amérique » (1980), écrit par Alain RESNAIS.

    La foi : un choix vraiment libre ?

    Le professeur Vassilis SAROGLOU écrit : « Le fait d'avoir la foi (...)n'est pas tellement, d'un point de vue statistique, une question de choix. C'est plutôt une question de continuité ou d'assimilation de tout le bagage mental ou affectif que l'on a reçu par le biais de la socialisation, qu'il s'agisse de croyance, de pratique, d'émotion ou de valeurs ».

    Et pour cause : dans nos pays démocratiques, «la liberté constitutionnelle de conscience et de religion» me paraît plus théorique et symbolique qu’effective, parce que l’émergence de la liberté de croire ou de ne pas croire est généralement compromise, à des degrés divers.

    Elle l'est d’abord par l’imprégnation de l’éducation religieuse familiale précoce (le tout jeune enfant est déjà naturellement animiste), éducation forcément affective puisque fondée sur l’exemple et la confiance envers les parents (influence certes légitime mais unilatérale, identitaire et communautariste).

    Elle l'est ensuite par l’influence d’un milieu éducatif croyant imposant précocement, fût-ce à des degrés divers, la soumission à un dieu, à un prophète et à des livres « sacrés » et occultant volontairement les alternatives non confessionnelles de l'humanisme laïque qui prône l'autonomie de la conscience morale et la responsabilité individuelle. L’Histoire confirme d'ailleurs abondamment la piètre aptitude des religions et des idéologies politiques à développer une conscience morale autonome et le respect de la dignité humaine. Par contre, elle témoigne de leur remarquable aptitude à inciter, dès l’enfance, à la soumission à un dieu, à un prophète, à un texte « sacré », ou à un dictateur ...

    Je pense même que l'absence totale de respect de la vie humaine du léninisme, du stalinisme et du nazisme n'est pas due à leur idéologie politique soi-disant « athée » (puisque l'athéisme est seulement une option philosophique rationnelle), mais à la croyance religieuse initiale des « dominants » que furent Lénine, Staline, Hitler, et à celle des « dominés » qu'ils ont d'autant plus facilement endoctrinés que la soumission religieuse initiale a constitué un terreau favorable à leur soumission idéologique et induit la conviction de leur prétendue « supériorité aryenne ».
     

     Origine psychologique, éducative et culturelle de la foi.

     Déjà en 1966, le psychologue-chanoine Antoine VERGOTE, alors professeur à l’Université catholique de Louvain, avait constaté, dans « Psychologie religieuse », sans doute à son grand dam, qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas (les parents incroyants en témoignent a contrario), et que la religiosité à l’âge adulte en dépend (et donc l’aptitude à imaginer un « Père » protecteur, « agrandi, substitutif » et anthropomorphique, fût-il qualifié d'«authentique, épuré, Présence Opérante du Tout-Autre ». Ainsi, page 294 :

     « La disponibilité religieuse de l’enfant ne prend forme qu’à la condition d’avoir été précocement éduquée. Toutes les observations l’ont confirmé : l’influence des parents est le facteur le plus décisif dans la formation des attitudes religieuses.(…) Les gestes et le langage religieux des parents, la célébration des fêtes religieuses marquent de façon indélébile les souvenirs d’enfance de nombreux adultes, et déterminent leurs sentiments d’appartenance religieuse. (…). L’extraordinaire permanence des attitudes religieuses, que de nombreuses enquêtes ont mis en lumière, s’explique certainement par l’influence prépondérante de l’éducation familiale.»(…).

     Son successeur actuel, Vassilis SAROGLOU, le confirme : « Le fait d'avoir eu des parents religieux et d'avoir reçu une éducation religieuse est le facteur le plus important pour déterminer les probabilités d'être, de rester ou de redevenir soi-même croyant, que ce soit à l'adolescence ou ultérieurement à l'âge adulte ».

     Interprétation « neurophysiologique ».

     Comment expliquer la fréquente persistance de la sensibilité religieuse ou déiste ? Les neurosciences tendent, me semble-t-il, à confirmer son imprégnation neuronale : des neurophysiologistes ont en effet constaté que si les hippocampes (centres de la mémoire explicite) sont encore immatures à l’âge de 2 ou 3 ans, les amygdales (du cerveau émotionnel), elles, sont déjà capables de stocker inconsciemment le souvenir d'événements à forte charge affective ou des souvenirs émotionnels tels que, par exemple, l'atmosphère « envoûtante » d'une église, les prières et autres comportements religieux des parents, voire leurs inquiétudes métaphysiques, sans doute reproduits via les neurones-miroirs du cortex pariétal inférieur et du cortex moteur. Ces « traces » neuronales, appelées « engrammes », sont indélébiles, et se renforcent par plasticité neuronale, au fur et à mesure des expériences religieuses.

    Les observations par IRM fonctionnelle et par tomographie à émission de positons suggèrent que le cerveau rationnel, le cortex préfrontal notamment, et donc aussi bien l’esprit critique que le libre arbitre ultérieurs s’en trouvent inconsciemment « éteints », et donc « anesthésiés », à des degrés divers, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect, du moins en matière de foi.
    Même André COMTE-SPONVILLE se dit « athée fidèle » à sa croyance enfantine, ou du moins aux « valeurs chrétiennes », telles que « l'amour du prochain ».
    Cela expliquerait a fortiori la fréquente imperméabilité de certains croyants, notamment créationnistes, à toute argumentation rationnelle ou scientifique, et donc la difficulté, voire l’impossibilité de remettre leur foi en question (cf. le pasteur évangélique belge Philippe HUBINON à la RTBF en 2003: « S’il n’y a pas eu « Création », tout le reste s’écroule … ! ».

    Les conversions religieuses.

    Dans cette optique, les conversions religieuses, mais aussi la « Révélation », me semblent explicables. Lorsqu’on bascule de l’incroyance vers la croyance, ou d’une forme de croyance à une autre, il se produit en un instant un bouleversement d’hormones et de neurotransmetteurs, un peu comme, mutatis mutandis, dans le cas du coup de foudre amoureux …

    Je m’explique par exemple, la conversion de Paul CLAUDEL en entendant le Magnificat de BACH à N-D de Paris le 25 décembre1886. Malgré sa brillante intelligence, il ignorait forcément à cette époque que l’environnement sensoriel (les grandes orgues, les chants, l’odeur d’encens, le décorum, la génuflexion…) avait provoqué en lui un bouleversement psychophysiologique d'hormones et de neurotransmetteurs, au niveau notamment de la production de la phényléthylamine, de l’ocytocine, de la sérotonine et de la dopamine, au point de faire disjoncter son cerveau rationnel au profit de son cerveau émotionnel : « En un instant, mon coeur fut touché, et je crus ». Ce n’est d’ailleurs pas surprenant puisque les sensibilités poétique, musicale, religieuse, . ont des « localisations » voisines, ce qui facilite les interactions.

     Les exemples de « hapax existentiel » (Michel ONFRAY), c'est-à-dire de circonstances exceptionnelles laissant des traces physiologiques et psychologiques indélébiles, sont très nombreux : par exemple, la conversion du docteur Alexis CARREL, prix Nobel, qui avait perdu la foi pendant ses études, et qui l’a retrouvée lors d’un voyage à Lourdes, ou celle d’Eric-Emmanuel SCHMITT, à 29 ans, perdu sous le firmament glacial du Sahara (même lorsqu’on est issu comme lui d’une famille incroyante, l’influence inconsciente de deux mille ans de judéo-christianisme se réveille chez certains incroyants en danger de mort, notamment. Cf le « pari de Pascal ». Ce philosophe, lors de la « nuit du Mémorial » du 23 novembre 1654, connut aussi un état d'exaltation extrême et il nota sur un papier ses sensations, ses émotions, et les sentiments que lui inspirèrent ces minutes d'une telle densité. Le texte s'acheva sur ces mots : «Joie, joie, joie, pleurs de joie » : Pascal connut ce soir-là un authentique ébranlement physiologique dont il ressortira métamorphosé.

    Je tiens à préciser – mais vous l'aurez déjà compris – que je condamne toutes les religions en fonction de la soumission qu'elles imposent, mais que je respecte les croyants (sauf les fanatiques) qui en sont les victimes. J'estime en effet que les croyances religieuses resteront toujours légitimes du fait notamment de l'impossibilité de comprendre en quelques générations l'apparition de la vie sur Terre et les mécanismes évolutifs et adaptatifs qui se sont succédés depuis 3,5 milliards d'années jusqu'au primate humain.

    Néanmoins, et ce sera ma conclusion jusqu'à preuve improbable du contraire, j'estime que la pire conséquence de l'évolution du cerveau des seuls primates humains a été la capacité d'imaginer des dieux protecteurs mais antagonistes, à l'origine de l'intolérance et de la plupart des guerres. Or les dieux n'ayant jamais donné le moindre indice de leur existence concrète et donc objective, ils n'ont donc qu'une existence subjective, imaginaire et dès lors illusoire. Et encore : seulement à la suite d'une éducation religieuse précoce confortée par un milieu croyant unilatéral, communautariste et donc peu ouvert à l'acceptation de la différence de l'autre. Chez les enfants de parents athées, la foi n'apparaît d'ailleurs jamais, sauf influences parasites ...

    Mais ce n'est là que mon point de vue d'athée, dont je ne prétends évidemment pas qu'il soit plus pertinent qu'un autre. Merci donc pour vos commentaires et surtout pour vos critiques.

     Cordialement, 

    Michel THYS à Ittre (Belgique).
    michel.thys357@gmail.com

     http://michel.thys.over-blog.org

     
    Quelques références bibliographiques, dans le désordre :

    - Le Grand Larousse du cerveau (2010).

    -Dictionnaire de Psychologie et psychopathologie des religions (2013) Gumpper & Rausky.

    - Nadia GEERTS : « La neutralité n'est pas neutre ». La Muette 2012.

    - André COMTE-SPONVILLE : « L'esprit de l'athéisme ». Albin Michel 2006.

    - Baudouin DECHARNEUX : La religion existe-t-elle ? » (Essai sur une idée prétendument universelle). Ed. L'Académie en poche, 2012.

    - Patrick JEAN-BAPTISTE « La biologie de dieu » 2003 Agnès Viénot 2003.

    - Richard DAWKINS : « Pour en finir avec dieu », R. Laffont 2008 

    - Marcel BOLLE de BAL & Vincent HANSSENS : »Le croyant et le mécréant ». Ed.Mols 2008. 

    - Sigmund FREUD : « L'avenir d'une illusion » PUF 1948.

    - Antoine VERGOTE, chanoine, « Psychologie religieuse », du, Ed. Dessart 1966.,professeur émérite à l’Université catholique de Louvain.1966. 

    - Vassilis SAROGLOU (son successeur) & HUTSEBAUT, D :

    Religion et développement humain »,. 2001. 

    - Vassilis SAROGLOU, dans Cerveau et Psycho n° 40 : « La religion est-elle innée ? ».

     - Jean-Didier VINCENT : « Voyage extraordinaire au centre du cerveau » Odile Jacob 2007, et avec Jules FERRY : « Qu'est-ce que l'homme ? »Odile Jacob, août 2001.

    - V.S. RAMACHANDRAN « Le fantôme intérieur ». Odile Jacob 2002.

    - Jean-Pierre CHANGEUX « L’homme neuronal »1993, « L’homme de vérité » 1994

    - Pascal BOYER « Et l’homme créa les dieux ».

    - Antonio DAMASIO « L’erreur de Descartes »2001 et « Spinoza avait raison » 

    - Henri LABORIT « Une vie » 1996 « Derniers entretiens », « Eloge de la fuite » Laffont 1976,« Dieu ne joue pas aux dés ». Grasset 1987.

    - Mario BEAUREGARD « Du cerveau à Dieu » « The spiritual brain ».

    - Michaël PERSINGER « On the possibility of directly accessing every human brain

    by electromagnetic induction of fundamental algorythms ».1995.

    - Paul D. MacLEAN « Les trois cerveaux de l’homme » 1990.

    - Joseph LEDOUX « Emotion, mémoire et cerveau » 1994 

    - John SAVER & John RABIN « The neural substrates of religion experience » 1997.

    - Francis CRICK « Une vie à découvrir »

    - Michel ONFRAY : « Athéologie ».

    - Danielle HERVIEU-LEGER : « La religion en miettes ou la question des sectes ». Calman-Lévy 2001. ,

    - Noël RIXHON, ancien prêtre athée : « L'absence d'être de Dieu ». (Soc. des Ecrivains 2006), « Conscience athée », « Le curé Meslier : Dieu n'est pas » 

    - Gabriel RINGLET, ancien vice et pro-recteur de l'UCL,, : « L'évangile d'un libre-penseur ».

    - Michel de PRACONTAL : « L'imposture scientifique en dix leçons » Ed. Du Seuil 2005. - Via Internet : « Le cerveau à tous les niveaux ». etc.

     

     


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